Madame Meuf c'est le nouveau blog de meuf qui t'appelle pas Madame. Un féminin pas cucul qui décèle et dézingue toutes nos questions existentielles avec un humour à la mitraillette. Véritable manuel de survie de la bioman de la gonzesse, la biowoman: moitié meuf-moitié madame. Hautement recommandé également à nos congénères masculins.
 
Préfère-t-on être trompée avec une moche ou avec une belle ?

Préfère-t-on être trompée avec une moche ou avec une belle ?

A priori on préfère ne pas être trompée du tout, c’est une évidence. Et a priori on ne nous demandera pas notre avis. Moi, sans qu’on me le demande, je le donne quand même : pas ma mère, pas ma sœur, pas mes potes. Mais malgré ces recommandations basiques, loin d’être toujours suivies d’ailleurs, il en reste encore tout un tas, des meufs ! Des grandes, des petites, des grosses, des maigres. Ah non, pardon, des "grandes gigues" ou des "petits pots à tabac" plutôt. Car, oui, vous noterez que concernant la concurrence hostile, il est de bon ton de caricaturer, que dis-je, de défoncer l’adversaire!

Ce qui ne t’amènera pas plus de gloire, mais ça défoule. Non, bien sûr, ladite "petite grosse qui doit t’arriver au nombril, tu me diras c’est pratique pour les pipes", ça n’entache en rien sa belle image de marque à elle ta remarque, mais la tienne. Quoiqu’il arrive, c’est sur toi que ça retombe. Eh oui, c’est toi la vilaine jalouse hystéro-parano. Et non pas la putain irrespectueuse.

Je vous entends venir, c’est la faute du mec aussi. Oui, évidemment. Mais rassurez-vous, il y en aura pour tout le monde. Lui aussi sera affublé de sa catégorisation immédiate en "connard, pauvre con, enculé de sa mère". 

Mais revenons-en à nos moutons mal épilés, mal coiffés, avec de la moustache. Il va évidemment de soi que ladite "pute" n’est pas une dame tarifée vivant dans une camionnette. Il peut, me direz-vous. Alors là, c’est vraiment gore! Trompée avec une prostituée officielle déclarée syndiquée, c’est franchement la dégringolade. Outre le fait que tu peux aller prendre une petite trithérapie par anticipation, c’est l’anéantissement. Certainement que Catherine Millet s’en foutrait pas mal aussi de ça, mais chez Madame Meuf, le combo sordidité de l’affaire-irrespect de la femme d’un temps révolu l’emporte. Qu’elle soit belle ou moche, là, honnêtement, on s’en fout! 

Ce que ça nous apprend par contre, c’est que le mec, si tant est qu’il n’ait pas décidé de te quitter pour le "tromblon bas du casque dans lequel il trempe désormais son biscuit" (la "pute" donc), va sans doute te faire le coup de la distinction entre sexe et amour. Chez Madame Meuf, on espère quand même que notre lectorat n’accepterait pas plus d’un millième de seconde l’argument des "besoins masculins", qui, tant pour le caca que pour le zizi, ne diffèrent pas bien de ceux des femmes. Non, le mec devrait te rétorquer que ça n’est pas la même chose, pas sur le même plan, qu’il n’y a pas d’amour, que "you were on a break" et tout un tas de merdes assimilées. Mettons qu’il se contente de te rassurer en te disant qu’il n’y a pas eu d’échange, de vraie relation, qu’il ne lui a pas ouvert son âââââme. Ce qui nous renvoie d’ailleurs à la relation "mari-pute", dans laquelle les messieurs versent (leur sperme) en distinguant corps et esprit, certainement pour avoir le sexe sans le relationnel. Comme quoi, on n’était pas si loin du vrai en affublant la dame de l'étiquette "pute". 

Indice pour toi à la maison, notre "pute", celle qui est le témoin de la ruine de notre couple, ça peut bien sûr être n’importe qui. Une sorte de Carole Bouquet jeune, un Prix Nobel de physique, la Vierge Marie... Qui qu’elle soit, elle restera une "pute". 

Et à la question "je ne sais pas si je préférerais qu’elle soit belle ou moche", à laquelle on a toutes certainement joué (enfin pour les plus barrées d’entre nous), ça nous renvoie évidemment au questionnement: "suis-je mieux ou moins bien?" En gros, "qu'est-ce que je vaux"? Et comme dans toute comparaison sociale, où l'on gratifie l’autre soit des pires vices, soit de la plus grande chance enviable, on se retrouve seule face à soi-même. On devrait évidemment "lâcher prise" et s’en foutre, puisqu’on est tellement merveilleuse que le malheureux ne sait pas ce qu’il perd. Mais non, ça ne fait pas trop ça généralement.

Alors, rassurons-nous, en se disant qu’on sera forcément la "pute" de quelqu’un d’autre un jour ou l’autre. Que peut-être même quelques meufs jalouses ont notre numéro en black list avec le nom "pute" dans leur répertoire. Perso j’en ai tellement des "putes" dans mon iPhone, que je ne sais plus qui est qui, elles sont passées aussi vite qu’elles sont venues finalement. Et elles auront au moins eu le mérite de nous débarrasser d’un pauvre type.

Et puis rassurons-nous encore, on aurait pu être trompée avec un mec. Ah non, ça, finalement c’est moins pire, c’est juste que ton mec est enfin devenu lui-même. Allez, à ce propos, la prochaine fois je vous raconterai comment on est tous bisexuels (enfin sauf les mecs).

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