Madame Meuf c'est le nouveau blog de meuf qui t'appelle pas Madame. Un féminin pas cucul qui décèle et dézingue toutes nos questions existentielles avec un humour à la mitraillette. Véritable manuel de survie de la bioman de la gonzesse, la biowoman: moitié meuf-moitié madame. Hautement recommandé également à nos congénères masculins.
 
tic tac tic tac (CÉLIBATAIRE À 35 ANS!!)

tic tac tic tac (CÉLIBATAIRE À 35 ANS!!)

Quelles sont tes réelles options Prince Charmant à 35 ans ? Quand t'as pas d'enfants évidemment, sinon c'est trop facile… Pas énormes, incontestablement ! Tu matches, il matche... Bon, ça matche pas apparemment. Mais ne te défenestre pas derechef, inutile. Chez Madame Meuf, on t'a toujours mise en garde : la crise de la cinquaine est une petite vicieuse qui te déboulonne insidieusement et plus encore quand les dizaines grimpent. Perso, ma crise de la quinzaine c’était la révélation sur les pouvoirs magiques féminins avec les garçons, la vingt-cinquaine c’était le "où vais-je-qui-suis-je ?" et la trente-cinquaine c’est plutôt "je ne suis pas allée au bon endroit-je ne suis pas comme ça au fond". Donc si tu es célib' et sans enfants à 35, c’est comme si tu mélangeais un peu les trois crises en cumulé : pouvoirs de séduction et sexuels au taquet + crise d’angoisse sur l’avenir + "et si je m’étais trompée sur tout depuis le début?". Ce petit point pour vous expliquer, chers messieurs les lecteurs, que ça n’est pas une simple reproduction de nos schémas familiaux, sclérosés, petit-bourgeois et traditionalistes qui font qu’on aimerait bien partager quelque chose avec vous, au-delà de sms avec smiley bouche qui embrasse et fleur imaginaire. Il se peut que ça ait le droit de nous faire un petit peu cogiter, depuis le temps qu’on traverse les époques sans un mec qui ait réussi à assurer sur la durée (ou qu'on ait réussi à ne pas épuiser).

(Vous noterez dans ce papier que je fais la meuf de 35 ans pas maquée et sans enfants dans un souci d’identification. J’ai vu que, sur le sujet, seules les meufs en mode journal intime avaient le droit de s’exprimer par de grands coups de gueule perso écrits en pyjama pilou).

Alors, c’est vrai que célib' à 35 ans aujourd’hui, c’est quand même moins la chasse aux sorcières que dans les générations précédentes. "Sex and the city" et une ou deux autres meufs moins connues qui ont écrit des bouquins en pantalon sont passées par là, et il semblerait que ça nous ait quand même facilité la vie. Te voilà donc « célibattante », VOSTFR du « single and fabulous » ! Enfin celib' quand même. La diff. c’est que tu te mets des mines et que t’as le droit de disposer de ton corps si tu trouves preneur, mais le dimanche et les lendemains de mariage, c’est quand même toi qui te retrouves à zoner dans ton bain avec une soupe Liebig, belle et rebelle, seule et re-seule. Même si ton célibat n’est pas subi comme "l’attente de la vraie vie" et que tu as plutôt souscrit à l’option vie de jeune fille, que vie de vieille à chat, tu te retrouves quand même facilement ébranlée à la moindre annulation de date merdeuse le vendredi soir… La solitude et l’ennui, ou simplement leur crainte, te font perdre tout repère de tes vrais désirs et tu te retrouves avec un condensé multipuissant de toutes les angoisses du dimanche soir en goutte-à-goutte. L’angoisse de clamser seule bouffée par ses chats sans que personne ne s’en rende compte étant la plus répandue.

Les plus gros dégâts du célibat sont bien sûr ceux que tu t’imposes à toi-même. Généralement après 20 ans de relations dont il ne semble pas rester grand-chose au fond de ton lit actuel, ton estime de toi est dans les orties. Qu’il s’agisse d’échecs répétés, de grande histoire eau-de-boudinisée ou de temps perdu avec des cons, tu es, au mieux, sous Xanax (qui fait grossir et te nique la libido pour mémoire), au pire sous emprise de ton propre jugement.

Et c’est là que tu as la joie d’avoir le soutien chaleureux et diffus du jugement des autres. Les deux jugements se paient une petite valse à mille temps, comme ça, inlassablement. Sachant que le vrai pire du pire ça n’est pas encore, non plus, le regard des autres, mais bien l’angoisse de devoir renoncer à un idéal insatisfait. Angoisse elle-même exacerbée au quotidien par les niaisoux qui peuplent le monde et te placardent en pleine figure et en permanence leurs projets à deux, selfies à deux et "Danse avec les stars" à deux.

Ce sont ceux-là même qui espèrent te rassurer en te disant que, eux aussi, en 1999, ils ont été célib' (juste avant leur rencontre trop mignonne) et que ça peut arriver plus vite que prévu en ne cherchant surtout pas ; l’amour frappant toujours à la bonne porte si tu sais le recevoir mieux qu’un témoin de Jéhovah…Mmmhhh… Tu leur réponds généralement des mélopées nauséabondes du style qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée, ou s’ils sont vraiment trop choux, tu les provoques un peu en mode ma vie sexuelle est extatique, d’ailleurs vous ne connaissez pas Bob mon nouveau vibro, en espérant qu’ils n’aient pas niqué depuis le co-dodo avec le petit dernier (de 7 ans).  

Il y a également le sujet parents. Qui voient leur désir de progéniture de second rang se réduire comme une peau de chagrin et préfèreraient bien que tu sois chômeuse, en fauteuil roulant ou militante FN plutôt que de te voir célibataire. Les jours les plus down, ils l’évoquent comme si on parlait des soins palliatifs et de la fin de vie de Tata Marcelle. Et les jours de grande forme, ils font semblant de ne plus aborder le sujet, qui pète immanquablement à la tronche avant le fromage, vu que tu n’y mets pas du tien avec ton boulot qui prend trop de place, tes activités de gonzesse, tes goûts difficiles et que dans leur temps ben c’était pas si compliqué et on était heureux quand même. Bref, tu fais ta difficile et tu l’as bien cherché.

Dans la catégorie qui ne comprend vraiment pas que tu ne sois pas maquée, on compte également les copines. Tu es merveilleuse et formidable, pour un peu qu’elles te boufferaient la chatte, d’ailleurs ça tombe bien elles ont toujours un gars d’occase à te présenter. Tout le monde te refourgue les invendus à tendance psychopathe, vieux garçon, queutard invétéré et, évidemment ça ne fonctionne pas, vu que t’es trop difficile. Bref, tu l’as bien cherché.

Et enfin, il y a évidemment une foule de mecs qui ne com-prennent-vrai-ment-pas pourquoi t’es pas maquée. Tu es tellement géniale, drôle, indépendante et sexy que… Euh, non! Pas de méprise quand même... Ils veulent pas se maquer avec toi, tu comprends, c’est pas le moment, le boulot, leur ex, et la vie parisienne ouh lala. Mais t’es top !

Aaaaahhhhhh, voilà peut-être le début du bout du nœud… c’est que les mecs ils n’en ont rien à foutre, eux, de ne pas se maquer. Que dis-je, ils ne veulent pas du tout se maquer avant d’avoir procédé à un benchmark garanti et international.  Et avec l’offre surabondante de nanas en demande, plus la relève qui pousse derrière - sans avoir trop besoin de pousser d’ailleurs - les dés sont pipés. Même si ton « je-me-maquerais-bien-un-jour-moi » est modéré par des années de psy à outrance et ne clignote pas au milieu du front en faisant sauter ton soutien-gorge dans les 10 minutes, tu subis l’angoisse masculine, qui est à l’opposé de la tienne. Et qui redoute la fin de la liberté, le poids des conventions, les repas chez ta mère, les vacances à la Baule, les putains de projets ! A priori, si le mec remplit toute cette liste de doutes et s’il est bien bien détaché, alors il a un gros gros potentiel pour te plaire. Parce que sinon, c’est vrai, tu fais ta difficile et manquerait plus que ça tiens !

Allez, une autre fois, je vous parlerai de la concurrence déloyale des meufs maquées sur sujet célibataire ou encore de la bonne idée du mec maqué quand c’est toi la célibataire. On va bien déconner. Que de beaux moments en perspective. Et puis je vous raconterai aussi mes rencontres sur Tinder, Gleeden, Adopte... M’en fous c’est gratuit, je vais tout essayer*…

 

* Mon chéri c’est par souci d’objectivité , tu comprends (smiley bisounours)

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